Fondée au VIe siècle par Saint-Tugdual, un moine venu d'outre-Manche, la ville de Tréguier est située à 6 km de la mer, entre les rivières du Guindy et du Jaudy, ce qui lui valut le nom breton de Landreger, le monastère des trois rivières.
Le « Val Trécor» entre dans l'Histoire au Vie siècle, quand Saint Tugdual, fonde son monastère à l'emplacement de Tréguier, autour duquel se constitue rapidement une importante agglomération. | |
| C'est au XIIIème siècle que la ville de Tréguier et ses environs acquièrent une certaine notoriété, grâce à Yves de Kermartin, né à Minihy-Tréguier et qui deviendra Saint Yves (cf. les personnages célèbres), un des saints les plus vénérés en Bretagne et à travers la France. A partir de cette époque, de très nombreux fidèles affluent de toute part pour effectuer des pèlerinages dans notre région.
Les Guerres de Succession de Bretagne n'épargnent pas Tréguier et sa région. Mais dès la fin du XIVème siècle, la prospérité de la région va se développer pour affirmer bientôt sa vocation culturelle et artistique. L'imprimerie y apparaît en 1485, des artistes et artisans s'installent...
A la même époque, le port de Tréguier intensifie son trafic avec toute l'Europe maritime. Les Guerres de la Ligue représentent une période noire pour tout le Trégor, et Tréguier ainsi que les communes voisines n'échappent pas aux pillages et incendies au long du XVI» siècle...
En revanche, le XVIIème siècle voit la création de plusieurs couvents, de belles maisons de pierres ou à colombages, ainsi que des monuments historiques qui font encore aujourd'hui la fierté de la ville de Tréguier.
La Révolution Française voit la disparition de l'Evêché de Tréguier, et le saccage de tous les monuments religieux. Mais au cours du XIXe puis du XXe siècle, le Pays de Tréguier, véritable pôle spirituel, artistique et philosophique, a vu naître ou a attiré à lui de nombreux esprits et artistes, comme Renan (natif de Tréguier) et Anatole Le Braz. | |
| Dans chaque rue, d'anciens bâtiments (couvents, maisons de chanoines, hôtels particuliers) rappellent le riche passé de la cité. Sa notoriété s'accrût encore avec Saint Yves, le patron des avocats et des hommes de loi. Il est honoré chaque année, le 3ème dimanche de Mai, lors d'un très important pardon.
En plus des maîtres verriers, des sculpteurs, des artisans, Tréguier voit s'installer une des premières imprimeries et Jean Calvez produit, en 1499, le célèbre Catholicon, dictionnaire trilingue, breton, français, latin.
La ville est jumelée avec Mallow (Irlande) et Mondonedo (Espagne). | |
|  Cathédrale Saint Tugdual |  | Très impressionnante, sa flèche surplombe toute la ville à plus de 60m de hauteur tout en gardant une légèreté due sans doute aux motifs originaux qui l'ajourent...
Transformée au cours des siècles, l'humble abbatiale devient cathédrale de l'évêché de Tréguier jusqu'à la Révolution. Plus de 82 évêques s'y sont succédés. Il subsiste encore de nombreuses maisons du XVe au XVlIe sièdes, érigées autour du cloître et de la cathédrale, l'une des plus belles d'Armorique.
Partez à la découverte des différentes étapes de sa construction : de la Tour Romane aux dernières restaurations de ce siècle, en passant par la flamboyance du déambulatoire gothique.
Amusez-vous à distinguer les différents styles architecturaux de chacun des piliers de la nef... Admirez le Tombeau de Saint-Yves, les trois porches extérieurs, la hauteur de la voûte, les Grandes Orgues du XVlle Siècle. | |
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|  Le blason de Tréguier |  |
 | |  | | Les quais |  | Vue globale avec le chantier de rénovation du clocher de la cathédrale suite à la tempête de décembre 1999.
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 | |  | | Le Cloître de la cathédrale |  | Du XVème siècle, exceptionnel avec ses 48 arcades, il vous offre le meilleur point de vue sur le chevet et les trois tours de la Cathédrale.
La Cathédrale et le Cloître vous sont ouverts tous les jours de 9h à 19h (de juin à septembre) et de 9h à 12h et de 14h à 18h (d'octobre à mai). (d'octobre à mai). |
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 | |  | | Maison Natale d'Ernest Renan |  | Propriété de l'Etat depuis 1946, celle pittoresque maison d'armateur à pans de bois (XVIIème s.) abrita les quinze premières années d'Ernest Renan. Au rez de chaussée se trouvait l'épicerie de sa mère et son arrière boutique.
Découvrez, perchée sous les combles, sa petite chambre d'écolier, qui domine les toits de la ville et le paysage de la rivière. Dans une salle au premier étage, on a reconstitué, avec le mobilier authentique, son cabinet de travail du Collège de France.
De nombreux documents et souvenirs de l'auteur de La Vie de Jésus et des Souvenirs d'Enfance et de Jeunesse y sont précieusement conservés.
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